En relisant « Où est l’espoir ? » de Jean Ziegler, je suis frappé par la justesse et l'actualité de son analyse
En relisant « Où est l’espoir ? » de Jean Ziegler, je suis frappé par la justesse et l'actualité de son analyse
Son constat est sévère, mais
difficile à contester : malgré les immenses progrès de l'humanité, nous
restons confrontés à des inégalités croissantes, à la faim, aux guerres,
aux déplacements forcés de populations et à l'affaiblissement de
nombreuses institutions internationales.
Ce
qui me touche particulièrement dans cet ouvrage, c'est que Jean Ziegler
ne se contente pas de dénoncer les injustices. Il refuse le fatalisme
et nous rappelle que rien n'est inéluctable. Selon lui, l'espoir ne
vient ni des marchés ni des puissants, mais de la capacité des femmes et
des hommes à résister, à s'organiser, à défendre les droits humains et à
faire vivre la solidarité.
À la
lecture de ce livre, je ne peux qu'adhérer à son appel à une véritable «
insurrection des consciences ». Dans un monde où le repli sur soi,
l'indifférence et la résignation gagnent parfois du terrain, cet appel à
l'engagement citoyen me paraît plus nécessaire que jamais.
Jean
nous a quittés, mais sa voix continue de résonner à travers ses écrits
et ses combats. Qu'il repose en paix. Mais que les peuples, eux, ne se
reposent pas. Qu'ils continuent à s'indigner face aux injustices, à
défendre les plus vulnérables et à refuser la résignation. Que ceux qui
dominent le monde, concentrent les richesses et perpétuent les
inégalités ne puissent jamais compter sur le silence ou la passivité des
citoyens.
Le plus bel hommage
que nous puissions rendre à Jean Ziegler est sans doute de poursuivre le
combat qu'il a mené toute sa vie : défendre la dignité humaine,
promouvoir la justice et croire que l'histoire peut encore être changée
par l'action collective. Car si l'état du monde est préoccupant,
l'espoir demeure tant que nous refusons de détourner le regard et que
nous continuons à agir, chacun à notre niveau, pour un monde plus juste
et plus humain.
Publié en facebook le 11.6.26 par:

Comentarios
Publicar un comentario